Teddy Riner lance sa marque Fightart

Judo : les actualités du judo en France et dans le monde / Article / mardi 22 mars 2022 / source : alljudo


Cela n’aura échappé à personne. A Tokyo, lors des Jeux Olympiques 2020, Teddy Riner s’est présenté sur les tatamis vêtu d’un kimono brodé d’un « R » stylisé sur la manche gauche. Un logo énigmatique rappelant bien évidemment son nom « Riner » et suscitant bien des interrogations dans le monde du sport. Le mystère est aujourd’hui levé. Le décuple Champion du monde et multiple médaillé olympique français lance officiellement sa marque.

Baptisée « Fightart », elle se veut accessible à tous, design, respectueuse de l'environnement et éthique. Les premiers produits seront disponibles à la vente fin février/début mars.

Voulue par Teddy Riner, « Fightart » doit son nom à «l'art du fight», notion propre à tous les arts martiaux et les sports de combat. «C'est aussi un rappel au design et au soin particulier qui est apportée à nos différentes pièces», explique Nicolas Poy-Tardieu, co-fondateur de la marque avec le judoka.

«Je travaille au sein de l'industrie sportive depuis 1994», se souvient Nicolas Poy-Tardieu, ancien gymnaste reconverti aux sports de combat depuis 32 ans. «J'ai exercé à peu près toutes les fonctions dans le domaine du marketing sportif et du développement produit. Dès lors, je connais Teddy depuis de nombreuses années. Et créer sa marque, c'est un projet qu'il porte en lui depuis toujours.»

La volonté de créer une marque différente et stylée
Comment est venue l'idée de créer une marque textile, à la fois technique et loisirs ? «La marque est née d'un constat simple», explique Teddy Riner. «Dans l'univers des sports de combat et des arts martiaux, il existait une réelle opportunité de créer une belle marque, engagée et stylée, répondant aux attentes de tous les pratiquants, qu'ils soient néophytes ou experts. L'idée était de créer une marque qui puisse être un véritable outil de performance, quel que soit le niveau de pratique. Et de livrer des produits accessibles, avec une touche esthétique bien différenciante de tout ce que l'on pouvait trouver jusqu'alors sur le marché.»

Pour être utilisables en compétition, les produits textiles « Fightart » répondent au lourd cahier des charges imposé par les différentes instances internationales. «Ils sont aussi conçus en respectant le code du Bushido, code d'honneur des Samouraïs. C'était très important pour moi, car c'est une manière de rendre hommage aux arts martiaux ancestraux et à leur éthique, aux valeurs qu'ils véhiculent aujourd'hui encore dans les fédérations de sports de combat.»

La gamme de produits proposés par Fightart est large. «Elle couvre les kimonos bien entendu, sur un certain nombre d'arts martiaux. Les protections corporelles pour les sports de combat qui en ont la nécessité, à la fois pour l'entraînement et la compétition. S'ajoutent les accessoires d'entrainements comme les boucliers de frappe, les ceintures. Sans oublier une gamme textile technique et une gamme textile loisirs», détaille Nicolas Poy-Tardieu en rappelant qu'il est primordial pour la marque de répondre à tous les niveaux de pratique.

Vêtements près du corps en lycra spandex, pantalons leggings ou longues parkas, que les judokas aiment porter par-dessus le kimono entre deux tours de compétition pour rester au chaud, composent l'essentiel de la gamme textile technique. « La gamme textile loisirs, beaucoup plus « lifestyle », comprend des T-shirts en coton biologique, des sweat-shirts, des pantalons, des shorts, quelques accessoires comme les casquettes et les sacs de sport, etc. »

La marque, portée par Teddy Riner et Nicolas Poy-Tardieu, se veut accessible à tous. Les prix de vente des produits sont donc raisonnables et raisonnés. Ils correspondent au prix du marché. «La force de Teddy et de moi-même, ainsi que de la douzaine de personnes qui compose l'équipe de Fightart, c'est de bien connaître notre marché et d'avoir conscience du milieu sportif et du milieu social auquel on s'intéresse. Donc, nos prix sont à des prix de marché. Très concurrentiels et très acceptables dans l'univers des sports de combat. Il n'a jamais été question de lancer un produit premium à +30 ou +50% du prix de vente constaté habituellement dans le milieu.»

L'art comme ADN
L'art est au centre de toutes les préoccupations. «Dès le lancement et la fabrication des premiers produits de la marque, une attention toute particulière a été apportée à l'esthétisme», confient les deux co-fondateurs. «Chez Fightart, le design se voit sur l'ensemble du vêtement, à l'extérieur comme à l'intérieur. Aussi étrange que cela puisse paraître, l'intérieur du kimono par exemple, qui est un espace d'expression artistique possible, n'a jusqu'alors jamais été exploité par aucune marque. Par souci d'économie le plus souvent.» Fightart valorise ainsi ses produits en proposant de jolies étiquettes à l'intérieur des vêtements ou en associant des lacets de serrage soignés, sublimés par des idéogrammes japonais. «Tout est dans le détail», souligne Nicolas Poy-Tardieu«Les consommateurs y sont sensibles.»

Pour appuyer cette volonté artistique, Fightart a décidé d'aller encore plus loin en proposant des collaborations avec des artistes renommés. «Dès la première mise en ligne de nos produits, qui interviendra fin février - début mars, nous présenterons des vêtements entièrement désignés par des illustrateurs talentueux. Et tous les artistes qui nous rejoindront dorénavant auront le champ libre pour exprimer leur vision des arts martiaux, du Bushido et du Japon ancestral.»

Les premiers kimonos dessinés et proposés en édition limitée, « exceptionnels », seront vendus 20 à 30 euros plus chers que les collections classiques. «Nous ne voulons pas que ces «collabs» soient inaccessibles.» Cerise sur le gâteau : pour Teddy Riner, ces raretés vont prendre de la valeur avec le temps. «C'est le propre des «collabs» en séries limitées non ?».

Ouvrent ainsi le bal de ces pièces « one shot » inédites : l'artiste Stéphane Ganneau, illustrateur parisien renommé, auteur de nombreuses affiches du tournoi de Roland Garros et d'illustrations d'ouvrages sur la préparation physique. Sans oublier le talentueux tatoueur Guillaume Coche, surnommé «Yome». Ou encore DPA (David Pierre-Arnaud), dessinateur et professeur aux Beaux-Arts qui s'est notamment illustré dans des studios de création mangas dans le nord de la France. «Ils ont tous un point commun, fait remarquer Nicolas Poy-Tardieu. Ils pratiquent tous les trois un art martial et sont ceinture noire de leur spécialité.»

Des produits responsables et éthiques
Les produits sont fabriqués au Pakistan, en Chine et à Taïwan principalement, dans des usines éthiques et responsables, auditées, et répondant à toutes les normes sociales et environnementales imposées par les instances gouvernementales internationales. «Nous sommes aussi la première marque dédiée aux arts martiaux qui va proposer des articles avec une vraie conscience et un engagement environnemental fort, se félicite Teddy Riner. Comment ? Simplement en éliminant tous les sachets d'emballages plastiques de tous nos produits.» Out le sachet plastique thermo-formable, en polyéthylène, en polyester, voire en polyester recyclé. Place aux sacs compostables biodégradables. «La plupart des sacs d'emballage plastique finissent à la poubelle. Ils sont déchiquetés puis dilués en microparticules avant de terminer dans une rivière, un océan ou la mer. C'est une source de pollution qui n'est plus tolérable aujourd'hui. S'ils sont brûlés, leur empreinte carbone est considérable.» Il poursuit : «Ma marque est jeune, nouvelle et innovante. Nous nous devions de montrer l'exemple ; de sensibiliser le plus grand nombre par des gestes concrets. Je suis père de famille et j'ai envie d'agir pour mes enfants. Notre première action est donc de proposer des sacs non polluants, compostables biodégradables ou en papier carton recyclé. Chez Fightart, nous sommes fiers d'avoir éliminé 98% de tous nos emballages plastiques alors même que les emballages éco responsable coûtent 12 à 14 fois plus cher que les sacs plastiques. Mais la santé de la planète n'a pas de prix !»

Un large réseau de distribution et des ambitions à l'International
La marque Fightart va être commercialisée au sein d'un large réseau de distribution. «Nous allons couvrir à peu près tous les circuits de distribution existants, indique Nicolas Poy-Tardieu. De sorte que tous les consommateurs pourront accéder au produit rapidement.» Ainsi, un site de vente en ligne dédiée à la marque a été officiellement lancé : www.fight-art.fr en même temps que l'arrivée des premiers produits en magasins. «Nous travaillons également avec une Marketplace très connue, un réseau de magasins spécialisés et de nombreux généralistes indépendants en France...».

A moyen terme, Fightart compte proposer ses produits dans une douzaine de pays européens. «Nous visons aussi l'international, bien entendu. D'ailleurs, dès la fin de l'année 2022, nous serons présents en Amérique du Sud.»

 



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